jeudi 3 décembre 2009

Sites des sinistrés : Dur dur de faire bouillir la marmite…


L’alerte avait été donnée le lundi dernier par le président du comité de gestion du site d’accueil provisoire de l’Institut national de la jeunesse, de l’éducation physique et sportive (INJEPS), Edgar Compaoré : il n’y a plus d’argent pour faire bouillir la marmite sur certains site d’hébergement des sinistrés. Et comme la situation n’a pas évolué, ces derniers ne font plus de cuisine collective depuis lundi dernier. Chacun se débrouille comme il peut pour se nourrir.
Depuis que le gouvernement a décidé que les sinistrés devaient quitter leurs sites d’accueil provisoire le 30 novembre au plus tard, les cuisines de certains sites ont cessé de fonctionner. La rupture de l’argent de la popote, selon les responsables des sites, est à l’origine de cette situation.
Sur le site de l’INJEPS, les infortunés du 1er septembre sont assis en groupes ou seuls devant leurs tentes en cette matinée du mercredi 2 décembre 2009. Leur sort alimente les causeries.
Bibata Sawadogo, l’une d’entre eux, explique que l’intendance n’est plus assurée depuis deux ou trois jours sur la plupart des sites. Seule la cuisine des habitants du quartier Paspanga, réinstallés à l’INJEPS, continue de servir quelques plats, grâce aux efforts fournis par les responsables du site, qui donnent souvent des sommes largement en deçà de ce qu’elles reçoivent d’habitude. Une information que confirme Sékou Tragema, membre du comité de gestion du site. « J’ai remarqué que depuis lundi, il n’y a plus de cuisine mais j’ignore les raisons », a-t-il dit. A la cuisine, les marmites sont effectivement vides.
A l’hippodrome de Hamdalaye où sont aussi logés des sinistrés, ce sont les enseignants, avec l’aide d’une ONG, qui luttent pour assurer la cantine des élèves sinistrés.
Sur les sites ce sont présentement les locataires qui n’ont pas encore reçu l’aide au relogement du gouvernement et les propriétaires de parcelles qui attendent les attributions de nouveaux terrains qui sont logés. Selon les responsables du site de l’INJEPS, 30 tentes ont été démolies et à l’hippodrome 179 personnes seraient déjà parties après avoir reçu l’aide du gouvernement.
Ceux qui sont toujours sur les sites n’implorent plus que la clémence du gouvernement pour leur donner à manger.


Fasozine

mercredi 14 octobre 2009

Relogement des sinistrés le 30 novembre : « C’est bon, mais, c’est pas arrivé

Basséko, Yagma ou Dar-es-Salam. Ce sont là les villages de l’arrondissement de Sigh-Nonghin où seront définitivement relogés les propriétaires des 23 000 maisons emportées par le déluge du 1er septembre, au plus tard le 30 novembre prochain. En outre, l’Etat y pourvoira en parcelles viabilisées, en matériaux et en argent pour la bagatelle de 8,6 milliards de CFA (y compris 280 000 F CFA/ménage et 50 000 F CFA/locataire).

Ces informations ont été données par le Premier ministre, Tertius Zongo, au cours d’un point de presse le 15 octobre dernier. Au lendemain de cette conférence de presse, les principaux concernés, notamment les victimes du déluge du 1er septembre recueillies sur le site de l’INJEPS, nous ont livré leur opinion à ce sujet, le dimanche 18 octobre 2009.

Le dimanche est par essence le jour de prière et de louanges chez les chrétiens. C’est donc une tradition biblique à laquelle sacrifiait Fulgence Kabré, ce 18 octobre 2009 aux environs de 10 h. Bible ouverte sur les jambes et chapelet en main, il venait de finir de prier, assis devant une tente jaune du site de l’INJEPS.

A-t-il demandé à la miséricorde divine un meilleur sort que celui qui est le sien depuis qu’il a vu sa maison emportée par le déluge du 1er septembre dernier ? « Assurément oui ! » répond Fulgence. Et cela d’autant plus qu’il est maintenant question de les reloger à Basséko, à Yagma ou à Dar-es-Salam au plus tard le 30 novembre prochain.

« C’est bon mais c’est pas arrivé car n’oublions pas qu’on parle du devenir de 150 000 personnes totalement démunies à cause de la catastrophe », commente-t-il les informations sur le sort des sinistrés qui ont été données par le Premier ministre, Tertius Zongo, au cours d’un point de presse, le 15 octobre passé. Est-ce à dire que les nouvelles de ladite conférence de presse relèvent désormais d’un secret de Polichinelle pour les premiers concernés ? Non, pas totalement, car à la différence des victimes du déluge interviewées au cours du micro-trottoir (voir encadré), certains ne sont même pas au courant de la décision gouvernementale.

C’est le cas de Brigitte Rouamba, qui nous avoue ignorer tout de cette décision. Une fois informée, elle se montre quelque peu sceptique : « Ce sera difficile, c’est mieux de nous trouver des maisons que de nous déplacer une nouvelle fois pour aller tout recommencer ». Le site de l’INJEPS vit son train-train quotidien avec un peu partout des marmites qui bouillent, posées soit sur des feux de bois soit sur des foyers à gaz et qui laissent s’échapper quelques délicieux fumets laissant augurer des festins sur le coup de midi. Nous tombons sur une vieille connaissance, Salif Ouédraogo, celui-là même qui était content de retrouver son appartement lors de leur pendaison de crémaillère le 23 septembre dernier (cf. L’Observateur Paalga du jeudi 24 septembre 2009).

Ce dernier nous informe qu’il a dû changer de tente entre-temps, car ayant été inondé une nouvelle fois. Salif n’a pas perdu pour autant son sens de l’humour : « L’eau me poursuit partout où je suis ; donc, j’airai dans le désert pour amener l’eau là-bas ». Il nous confie que le climat de la vie sur le site alternatif est très tendu et est dû à la nouvelle vie et aux conditions de logement : « Comme le terrain est nu, on ne maîtrise plus nos enfants et leur éducation devient difficile, mais on tente de faire avec. Les sinistrés ne doivent pas être toujours plaintifs, car nous devons fédérer nos efforts pour accompagner le gouvernement et ceux qui nous aident.

Il nous faut faire preuve de tolérance, car ce ne sont pas nos vrais caractères qui ressortent actuellement ici, mais c’est dû à la conjoncture ». En attendant le 30 novembre, les marchands ambulants, eux, profitent de la présence des sinistrés à l’INJEPS pour faire recette. En témoignent les petites vendeuses de cacahuètes qui y pullulent aux côtés des « rechargeurs » de portables comme on y surnomme les jeunes qui profitent du manque d’électricité dans les tentes pour proposer de recharger les batteries des téléphones portables contre la somme de 100 F CFA. Ils offrent également des recharges directes d’unités téléphoniques.

Sous le couvert de l’anonymat, un autre sinistré déplore le fait qu’eux, ils n’aient pas été consultés par le gouvernement : « C’est vrai que c’est quelque chose d’inattendu et de non budgétisé mais on doit au moins demander notre avis bien avant, car c’est quand même de notre avenir qu’il s’agit en premier lieu. Il faut une discussion franche au préalable avec la prise en compte de nos réalités, sinon ça va être un départ manu militari comme on le dit. J’attends de voir tout ça, moi ! » Qui vivra verra, dit le dicton.

Hyacinthe Sanou

samedi 3 octobre 2009

Site d'hebergement des sinistrés

Dès les premiers moments de l'inondation, les personnes sinistrées ont été relogées dans les lycées, écoles, mosquée, eglise.....
Après quelques semaines de résidence et dans la perspective de la rentrée scolaire, ces dernières ont été transferées sur de nouveaux sites aménagés à cet effet. De nouveaux sites sont toujours en plein amenagement, question de lesmaintenir au plus près de leur ancienne zone de résidence. Je vous ferai decouvrir dans les prochains jour la vie quotidienne sur les nouveaux sites.

Appel à la solidarité

Vous avez besoin d'informations sur les dégats causés par l'inondation?
Vous avez une aide quelconque à l'endroit des sinsitrés?
N'hesitez pas à nous contacter!
Association Action Plus "ACP"
04 BP 382 Ouagadougou 04
Tél : (00226) 70 25 37 78/78 03 88 08
Email :
Merci d'avance de manifester votre solidarité aux sinistrés.

Remerciements

Je voudrais remercier les différentes bonnes volontés pour cette marque de solidarité. Nos remerciements vont plus particulièrement à notre ami Frank HETROY, initiateur de cette action de solidarité et qui s'est beaucoup investit, Barka woussougo.
Merci à ses parents, amis, collègues et connaissances pour leur contribution inestimable.
Au nom des familles des sinistrés, de toute l'équipe de l'ACP et à mon nom personnel, je vous dis barka barka.

vendredi 2 octobre 2009

Inondation à ouaga en image

Chers amis,
Le Burkina Faso vient d’être frappé par une catastrophe naturelle. En effet, plus de 267 mm d’eau sont tombées dans la ville de Ouagadougou le mardi 1 septembre 2009 entre 4h30 et 15h30. Cette pluie diluvienne a causé d’énormes dégâts matériels et humains (13 victimes).
Plus de 150 000 sinistrés dont 110 000 ont été relogés dans les bâtiments administratifs tels que les écoles, lycées et les 40 000 ont rejoints leurs parents ou hébergés par les voisins.
Ces sinistrés ont tout perdu (maison écroulée, documents administratifs, vivres, matériels et mobilier emportés, et j'en passe..............
Au-delà des populations, de grandes infrastructures ont été atteintes :
Hôpital yalgado Ouedraogo a aussi été inondé entraînant l’évacuation des malades dans les centres médicaux des differents secteurs de la ville et au centre hospitalier pédiatrique Charles D. L’appareillage du laboratoire de radiologie a été endommagé,
Grands ponts cédés
La Direction Générale des Transports Terrestres et Maritimes a été atteinte. Plus d’archives ni d’appareil pour imprimer les permis de conduire et cartes grises des véhicules,
Centre d’expérimentation semencière,
La station de pompage de l’office Nationale de l’eau et de l’Assainissement est hors d’usage. Conséquence : plus d’eau potable au centre ville et certains quartiers périphériques,
Même scénario au centre de traitement de l’électricité.

Le centre ville est sans eau ni électricité. Les quartiers périphériques sont alimentés par la station de Ziga qui approvisionne 70% des besoins en eau potable de la ville de Ouagadougou.

La liste est assez longue. Pas de sinistrés au niveau des membres de l’ACP et de leur famille. Cependant, sont nombreux les habitants de notre quartier et de la commune à vivre cette situation désastreuses.
Chez moi, c’est la maison du voisin dans laquelle dormaient 3 enfants qui s’est écroulée sur mon mur, heureusement y a pas eu de blessés.
Face à cette situation l’Etat a mis en place un comité de crise qui travaille jour et nuit et a lancé un appel à la solidarité national et international. Les besoins sont immenses dans les domaines de l'habitation, l'éducation, de la santé, des infrastructures sanitaires etc..











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